| Les
grands postes de dépense pour un Syndicat
Recherche
et développement
Contrairement aux idées reçues, la
construction en elle-même n'est rien. Ce qui
coûte le plus cher, c'est la recherche technologique,
la mobilisation des ingénieurs et experts,
le choix de matériaux, les tests, les prototypes
d'essai, ... bref toute la partie en amont. Souvent
à la charge des entreprises de pointes et
des bureaux d'études, elle est extrêmement
coûteuse. C'est, à peu prés,
19 000 heures de travail pour un minimum de 30 personnes.
Les plus petits Syndicats préfèrent
souvent acheter d'anciens bateaux plutôt que
d'en supporter la conception.
> On estime que 10 à
50 % du budget est nécessaire à la
partie recherche et développement.
Ex
: la location d'un bassin de 500 mètres pendant
15 jours pour tester les modèles = 150 000
euros
> On situe le prix d'un class américa
entre 2 et 3 millions d'euros.
Ex du bateau 2007 de Areva-Challenge
(FRA 93) :
- Coque : La coque coûte 1 million d’euros
HT à fabriquer.
- La quille complète : 150 à 200 000
euros.
- Un mât : 500 000 euros.
- Un jeu de voile complet : 350 000 euros.
Voiles
Comme les pneus de Formule 1, les équipes
usent les voiles à chaque régate.
On en change donc régulièrement. Lors
des précédentes épreuves, un
Syndicat avait besoin d'un minimum de 100 voiles
principales (70, en compétition).
> Au prix de 50 000 euros
l'unité (grand-voile), on est déjà
sur un budget de 5 millions d'euros.
Personnel
On distingue trois catégories de personnel.
1/ L'équipage. Une escouade
d'une vingtaine de membres. Il est bien impossible
de donner une fourchette précise des salaires.
> Un bon salaire se situe
au alentour de 10 000 euros par mois. Les stars
les plus convoitées peuvent espérer
des salaires à 6 zéros.
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Salaires
de la Coupe de l'America :
Difficile de chiffrer l'exactitude des salaires.
On estime le salaire le plus élevé
à 2 millions de dollars
par an pour Chris Dickson (Barreur néo-zélandais
du défi américain). Brad Butterworth
(tacticien néo-zélandais de
Alinghi) serait à 1 millions
d'euros par an. Ce qui fait de
ces néo-zélandais, les mieux
payés du pays.
Les salaires les plus bas se situent au
alentour de 2 500 euros
par mois pour les navigants des petites
équipes. La grande variation des
montants se fait surtout sur les périodes.
Certains sont payés sur toute la
durée d'une campagne (soit 4 ans)
d'autres sur un peu plus de la durée
des compétitions (3 à 4 mois
par an). Rappelons que les salaires ne sont
quasiment pas soumis à impôts
et que l'hébergement et la nourriture
sont pris en charge par les employeurs. |
2/ Le personnel
technique. Ce sont tous les ingénieurs,
les administratifs et autres préparateurs
physiques. Rappelons que le logement et la nourriture
sur place doivent être pris en compte.
3/ Les conseillers juridiques et financiers.
Elément indispensable du business moderne
et de l'entourage des milliardaires. Ils ont un
rôle déterminant dans un contexte très
particulier, où les règles sont toujours
nouvelles avec le changement de defender.
> Les tarifs sont variables.
Un cabinet d'avocats célèbres ne coûtera
pas le même prix qu'un cabinet lambda.
Installation
et accessoires
C'est notamment la location d'un emplacement pour
la base nautique et sa construction mais aussi la
flottille des bateau escorteurs, le parkage des
yachts, ... .
> Minimum 5 millions d’euros.
Droits d'inscription
Initialement fixés à 450 000 euros
(non récupérables), ils ont été
purement et simplement supprimés (ils étaient
de 100.000 $ en 2000 et 150.000 $ en 2003). Il faut
désormais s'acquitter de :
> Un "performance
bond" de 1 million d'euros, sorte de caution
liée à la participation aux différentes
régates et qui sera restituée après
la Coupe (il était de 500.000 USD en 2003
et de 200.000 € en 2000),
> Deux chèques (le premier de 50.000 euros,
le second 25.000 dollars) de participation.
GREG
- Jan 2007 |