Víctor
Mariño, Traveller, Desafío Español
2007, sur le bon travail de l’équipage aujourd’hui
: « Nous avons eu une situation similaire
dans les deux matches. C’était une configuration
typique de match race favorisant le bateau en tête
si l’équipage effectue des manœuvres
parfaites. D’avoir réussi cela dans les deux
matches en dit long sur l’efficacité de nos
années d’entraînements. Quand vous
revenez de derrière, le sentiment de victoire est
encore plus fort parce que vous y mettez beaucoup de tension
et d’énergie. »
Iain
Percy, barreur, + 39 Challenge à propos de la défaite
face à Luna Rossa : « Cela a été
une journée profitable car nous avons appris comment
faire marcher le bateau et nous avions probablement la
même vitesse qu’eux sur le parcours. Nous
aurions eu besoin de faire cela il y a 6 mois. Si nous
commencions le Round Robin maintenant, je pense que nous
serions dans une position assez forte, mais nous en sommes
à la fin …. »
Francesco
Bruni, Traveller, Luna Rossa Challenge : « Aujourd’hui,
il y avait moins de pression sur nous. Au début
du premier Round Robin, toutes les grosses équipes
appréhendaient de trébucher. Maintenant
nous sommes plus relaxés même si notre job
continue dans les prochains jours, pour essayer de prendre
la première place du classement et continuer à
développer le bateau. Après le match aujourd’hui
nous avons essayé de nouvelles voiles.
»
Vasco
Vascotto, barreur, Mascalzone Latino – Capitalia
Team, sur le futur : « A l’école,
les maths n’étaient pas ma matière
préférée mais aujourd’hui nous
n’avons pas besoin de calcul pour comprendre la
situation. Desafio a mieux régaté et mérité
la victoire. »
Eric
Doyle, stratège, BMW ORACLE Racing : « Nous
avons eu aujourd’hui la première bascule
et le côté de plan d’eau que nous souhaitions.
Nous sommes sortis en tête et c’était
agréable d’avoir exactement ce que nous cherchions.
Nous étions définitivement plus rapides.
Nous sommes ici depuis trois ans et nous avons le «
package complet », nous sommes confiants.
»
Charles
Nankin, mât, Team Shosholoza : « Nous
avons tout donné, surtout après tant de
victoires si proches contre de grosses équipes
et notre victoire face à Luna Rossa a été
une pierre importante dans notre parcours. D’être
à ce point dans le match avec le potentiel pour
battre tout le monde est une compensation. »
Ray
Davies, Stratège, Emirates Team New Zealand, sur
les meilleures conditions météo : “
J’ai le sentiment que ça y’est,
nous avons tourné le bouton de l’été
même si cela peut encore changer, mais la machine
à brise thermique s’est enclenchée.
»
Sébastien
Col, barreur, Areva Challenge sur leur non accession aux
demi-finales de la Louis Vuitton Cup : "
Le sentiment qui domine ce soir et ce pourquoi j’aime
autant le match race, c’est que quels que soient
tes espoirs ou qu’il y ait autant de matches serrés,
la hiérarchie est finalement toujours respectée.
Regardez Oracle. Cela n’est pas frustrant mais montre
seulement que pour bien figurer dans la hiérarchie,
il faut une campagne qui démarre tôt, avec
des moyens financiers, une équipe renforcée,
en nombre comme en expérience, et naviguer à
deux bateaux, même si ce n'est pas avec deux bateaux
neufs. Les performances du Desafío Español
le montrent aujourd’hui. Personnellement, je me
suis éclaté. L’America’s Cup
est l’épreuve où je m’épanouis.
J’ai beaucoup évolué ces deux dernières
semaines. Le Seb du premier jour du premier Round Robin
est différent du Sed d'aujourd'hui. Je me suis
révélé aux autres et à moi-même.
Je me suis libéré. C’est mon rapport
à l’événement qui a changé.
C’était la découverte et aujourd’hui
je me dis que ce n’est pas si difficile. Je souhaite
rester avec cette équipe dans laquelle je me sens
bien. En tout cas ce soir, je ne me vois pas tout reconstruire
avec un autre groupe. Nous allons continuer à régater
dans les prochains jours avec la même concentration
pour préparer la prochaine campagne. "
Stéphane Kandler, patron de Areva Challenge : «
Je suis évidemment déçu.
Pas plus aujourd’hui que la semaine dernière
où nous avons perdu deux matches capitaux, face
à Victory et Team Shosholoza. Tout s’est
joué là. Nous sortons plus vite car nous
avons rencontré les grosses équipes en début
de Round Robin mais d’autres syndicats vont suivre.
Nous l’avons vu hier face à Luna Rossa hier
et aujourd’hui avec Oracle, les grosses écuries
ont beaucoup progressé et un fossé s’est
creusé, surtout quand il y a 12 nœuds de vent.
Notre objectif est de gagner le maximum des matches à
venir. Nous ne ferons de réel bilan de notre campagne
qu’à la fin du Round Robin. »
Albert Jacobsoone, piano, Areva Challenge : « Nos
contrats se terminent fin juin pour la plupart. Après
les régates nous aurons trois jours de break pour
revenir l’esprit clair et faire le bilan. Le plus
important, c’est de pouvoir garantir une suite le
plus vite possible pour éviter que les personnes
ne partent ailleurs. C’est malheureusement ce qui
était arrivé chez Luna Rossa en 2003. »
Conan
Hunt, stratège, United Internet Team Germany, sur
le fait d’affronter son pays, la Nouvelle Zélande
: « Aujourd’hui était difficile
car je devais me battre contre mon propre pays. Je suis
déçu du résultat car nous avons tout
donné. Jesper a fait un super job au départ
et je le remercie car nous avons été en
tête pendant un moment. Mais aujourd’hui la
Toyota a été plus rapide que la Porsche.
»
Sébastien
Destremau, tacticien, China Team : « Ce
n’est pas à trois jours de la fin qu’il
faut espérer gagner des matches, nous sommes arrivés
à notre maximum. Par contre, si hier, nous avons
mal navigué face aux Espagnols, nous sommes très
contents de notre manche d’aujourd’hui contre
Mascalzone. Nous avons vraiment navigué très
proprement et c’est ça qu’il fait continuer
à faire dans les derniers matches. »