Gavin
Brady, tacticien, BMW ORACLE Racing, sur les avantages
et les inconvénients d'un skipper ambitieux : "
Chris peut être un patron un peu agressif
parfois. Ce n'est pas toujours évident de travailler
avec lui. Larry lui a donné les moyens de se concentrer
sur une campagne de quatre ans. Nous avons eu des hauts
et des bas et c'est normal sur un projet de cette durée
mais nous avons toujours surmonté les obstacles
et aujourd'hui nous nous sentons assez forts ".
Tony
Rae, bastaques, Emirates Team New Zealand : “ Deano
(Dean Barker) n'était pas très content de
lui aujourd'hui. C'était une erreur de jugement
et il s'est rendu compte que cela nous plaçait
très en arrière de la ligne, mais nous nous
sommes battus pour revenir le plus près possible
à la bouée au vent. Je suis sûr que
les Espagnols n'étaient pas très contents
de nous voir prendre un tel départ. Vous cherchez
toujours à réaliser des manœuvres parfaites
et la moindre erreur peut vous coûter cher. Dean
compte sur nous pendant tout le match comme nous comptons
sur lui au départ. Nous avons hâte de courir
le prochain match. Les conditions sont parfaites
".
Michele
Ivaldi, plage-avant, Luna Rossa Challenge : " Les
demi-finales se disputeront entre trois équipes
très fortes et assez similaires et une quatrième
plus faible. Pour aller en finale, il faudra absolument
battre BMW ORACLE Racing ou Emirates Team New Zealand.
Si je pouvais choisir les conditions pour les demi-finales,
j'opterais pour un vent compris entre 9 et 12 nœuds,
peu importe l'état de la mer ".
Pepe
Ribes, Numéro 1, Victory Challenge : “ Le
moment clef du match a été le départ.
Nous avions 15 secondes d'avance sur Emirates Team New
Zealand. Malheureusement ce n'était pas suffisant.
Leur Class America est vraiment très rapide et
c'est peut-être le meilleur bateau de la flotte
dans les virements. Mais si Emirates continue à
prendre des départs comme aujourd'hui, ils n'atteindront
pas les finales ".
Magnus Holmberg, Skipper, Victory Challenge : " Pour
l'instant je ne vois pas trop ce que nous aurions pu faire
différemment. Peut-être que nous aurions
pu passer moins de temps sur la construction et avoir
le bateau plus tôt. Mais est-ce que nous aurions
un bateau aussi rapide et aussi solide ? Je suis sûr
que si nous prenons le temps d'étudier la question,
nous pouvons trouver des choses à changer, mais
compte tenues des circonstances au printemps dernier,
je pense que nous avons pris les bonnes décisions.
Pouvoir se battre pour une place en demi-finales alors
que nous avons l'un des plus petits budgets, c'est assez
extraordinaire ".
Vasco
Vascotto, barreur, Mascalzone Latino – Capitalia
Team : “ C'est vraiment la Louis Vuitton
Cup la plus disputée depuis sa création.
Nous avons fait des erreurs de débutants. J'espère
que nous aurons l'occasion de revenir la prochaine fois
pour tirer profit de toute l'expérience que nous
avons acquise aujourd'hui. Ce serait dommage de jeter
tout cela car Mascalzone-Latino Capitalia Team a vraiment
pris de l'ampleur en Italie ".
Víctor
Mariño, chariot, Desafío Español
2007 : “ La défaite était
beaucoup plus agréable aujourd'hui. Nous sommes
restés concentrés pendant tout le match
et ce n'est qu'à la fin que nous avons pu nous
détendre un peu en voyant comment Emirates avait
terminé. Nous avons atteint notre objectif. Il
y a deux ans, notre rêve était d'atteindre
les demi-finales donc à partir de maintenant tout
ce que nous ferons sera du bonus ".
Tanguy
Cariou, tacticien, Areva Challenge : " Il
nous reste un match contre Team Shosholoza demain et nous
avons envie de terminer en beauté. Nous avons la
chance d'avoir un enjeu dans cette rencontre, qui est
la septième place. Nous avons une petite revanche
à prendre contre les Sud-africains. On les connait
bien, on a passé beaucoup de temps contre eux à
l'entraînement. On connaît leurs points forts
et leurs points faibles et on garde en mémoire
le match du round robin 1 avec notre défaite sur
la ligne. Nous avons hâte de faire une belle régate
contre eux. Avec une victoire si possible ".
Iain
Percy, skipper, +39 Challenge : “ J'aimerais
gagner l'America's Cup un jour, c'est certain. Je crois
que ce désir est encore plus fort aujourd'hui qu'auparavant.
Je n'ai pas grandi en pensant à cet événement
comme c'était le cas pour les Jeux Olympiques,
mais désormais je rêve vraiment de la Coupe.
C'est un défi passionnant dans lequel vous voulez
croquer à pleines dents, quand vous n'avez pas
trop d'obstacles sur votre route ".
Jesper
Bank, barreur, United Internet Team Germany : " C'était
un match assez serré aujourd'hui. On y a cru un
moment mais nous n'avons pas gagné le premier croisement.
Je crois que cette campagne est une déception pour
tous les équipiers qui ont l'habitude de gagner
sur d'autres supports. Cela fait deux ans que nous naviguons
et nous n'avons remporté aucune vraie victoire.
Je crois qu'il va falloir soigner les blessures et commencer
à regarder devant nous ".
Pierre
Mas, skipper de China Team : " L'équipage
a été modifié ces derniers jours
suite aux extensions de planning des round robins. Certains
équipiers étaient déjà engagés
sur d'autres projets, notamment en multicoque. Mais ce
n'est pas la seule raison de notre défaite aujourd'hui.
Je crois qu'une fois de plus, il nous manquait un peu
dans tous les domaines de la régate. Notre bilan
reste malgré tout très positif. Nous n'avions
aucune illusion dans cette Louis Vuitton Cup car on ne
peut pas faire de miracle avec un budget comme le nôtre.
Nous allons tout faire pour continuer et revenir sur la
prochaine Coupe avec plus de temps et de moyens. Une seule
participation d'aurait aucun sens ".