Réactions après le match 3 - Finale de la Coupe
Source : www.americascup.com - 26 juin 2007

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi : " C'était une journée vraiment bizarre. Nous avons attendu le départ pendant deux heures et honnêtement, le comité de course a lancé la procédure une seconde avant l'heure limite dans des conditions qui n'étaient pas très différentes de deux heures auparavant : vent très instable, imprévisible… Nous avons pris un bon départ parce que nous avons forcé ETNZ à virer. Mais ensuite, nous avons eu une bascule de vingt degrés ! Vous ne pouvez pas faire grand-chose dans ces conditions. A un moment, nous avions 400m de retard et nous sommes parvenus à revenir, donc je pense que nous avons bien navigué. Le bateau est très rapide, même dans le petit temps. Aujourd'hui, c'était un peu Las Vegas. C'est d'ailleurs pour cela que je pense que la course n'aurait pas du être lancée, mais nous ne pouvons pas revenir en arrière. Nous allons penser à demain… Cet après-midi, nous avons juste manqué de chance ".

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi. Vous étiez-vous entraîné pour ce genre de conditions ? " Oui bien sûr. Je viens du Lac Léman où les conditions sont un peu semblables. Mais je ne suis pas venu dans l'America's Cup pour voir ce genre de régate. C'est du match-race, pas de la course au large où vous attendez simplement de voir ce que le vent va décider. Je ne pense pas que c'est le vent qui doit décider du résultat de la régate. Ce sont les concurrents, selon leurs capacités. Pour lancer la course,le vent doit être plus stable qu'il ne l'était aujourd'hui ".

Simon Daubney, régleur à bord d'Alinghi : " C'était un peu de la loterie. Finalement, notre défaite dans la deuxième manche est plus difficile à digérer car nous aurions pu la gagner. Celle-ci pouvait tourner à l'avantage d'une ou de l'autre équipe. D'ailleurs nous pouvons également dire que nous avons eu de la chance de revenir dans le jeu après avoir été mené de autant à la première marque. Je ne sais pas trop quoi penser de leur choix météo. Si leur équipe météo leur a clairement dit que le vent allait prendre 20 degrés de droite, alors c'est sûr que nos gars n'ont pas vu la même chose. Peut-être que ce n'était pas de la loterie. Peut-être que leur équipe a fait du meilleur boulot que la notre. En tout cas, nous n'avions pas vu que le vent oscillerait autant ".

Rodney Ardern, wincheur à bord d'Alinghi : " Nous voulions la gauche au départ, nous n’avons pas viré après la ligne car nous croyions vraiment en la gauche. Seulement, la droite s’est avérée favorable à notre adversaire. Aujourd’hui, les conditions étaient très difficiles, le vent oscillait, il y a eu de gros gains et de grosses pertes pour les deux équipages. Dans le dernier bord également, nous croyions en la gauche du plan d’eau et c’est passé à gauche. Les bateaux spectateurs ne nous ont pas gênés aujourd’hui. Il y avait déjà beaucoup de vagues sur le plan d’eau dues aux conditions météo."

Dean Phipps, bastaques et piano à bord d'Alinghi : " C’était une journée délicate et pleine de pièges. Nous voulions la gauche au départ et nous sommes donc contents de là où nous étions. Nous pensons que nous avons bien navigué mais que le comité de course ne nous a pas permis d’avoir la régate la plus équitable. Nous nous sommes entraînés dans ces conditions, nous nous attendions à un combat difficile et c’est ce que nous avons eu."

Ray Davies, stratège à bord d'Emirates Team New Zealand : " A la porte sous le vent, nous voulions la gauche. Nous avions pris la décision une minute avant d'y arriver. Le vent était alors au 110. Mais quand nous nous sommes préparés à empanner il a tourné au 135 et nous nous sommes rendu compte que nous ne pourrions pas prendre la bouée de gauche. C'est pour cela que nous n'étions pas prêts à prendre la droite. Nous étions plein vent arrière et pas beaucoup de place pour manœuvrer ".

Adam Beashel, régleur de grand voile à bord d'Emirates Team New Zealand : " Nous avons pas mal discuté de la force du vent avant la course et le comité de course avait du mal à se décider pour lancer la course. Heureusement pour nous, ils l'ont fait. C'était passionnant pour tout le monde. Au début, le choix portait plutôt à gauche, mais à l'approche du départ, il n'y avait plus trop de différence. A bord, juste avant d'entrer en pré-départ, nous pensions qu'il y aurait une belle bascule de vent à droite et c'est ce que nous a confirmé l'équipe météo. Donc nous voulions vraiment la droite et Deano (Dean Barker) a très bien joué pour prendre ce côté. Nous étions moins rapides mais nous espérions que la bascule viendrait rapidement et c'est ce qui s'est passé ".

Adam Beashel, régleur de grand voile à bord d'Emirates Team New Zealand : " Ensuite, c'est devenu plus difficile à suivre, mais Ray, Terry et tout le monde à bord ont fait du bon boulot pour garder une vitesse convenable dans ce vent faiblissant. Nous avons également repéré un peu plus de pression sur la gauche du plan d'eau et lorsque l'on regarde les statistiques, on voit en effet que le vent a tendance à prendre de la gauche en fin de journée. Cela a donc bien fonctionné pour nous ".
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