Ernesto
Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière
à bord d'Alinghi : " Oui nous avons
eu un peu de chance même si quand on déchire
un spinnaker c'est que quelque chose ne s'est pas bien
passé. Je ne pense pas qu'ils l'aient mis déjà
déchiré dans le sac ce matin. C'est une
régate qui s'est gagnée sur le pont avant.
Les garçons ont bien manœuvré et ont
fait très attention à ne pas se faire dépasser
".
Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule
arrière à bord d'Alinghi, sur le moment
où ETNZ a déchiré son spi : "
C'est une situation spéciale. Il faut changer
de vitesse et se concentrer pour ne pas les toucher parce
qu'il y avait un spinnaker dans l'eau et un autre qui
flottait en drapeau. Il faut faire très attention
à ne pas commettre une erreur et capitaliser sur
la leur. C'est ce que nous avons fait ".
Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule
arrière à bord d'Alinghi : "
La vitesse de NZL 92 ne nous a pas tellement surpris.
Nous savons qu'il y a peu de différences. Nous
sommes très contents de notre bateau. Nous pensions
que la droite allait payer au départ mais il y
a eu une bascule à gauche. Nous avons quand même
résisté et presque réussi à
les sortir mais le bord de bâbord n'était
pas assez long pour le faire et sur le tribord, nous sommes
restés six minutes à attendre sur la layline
et je crois que nous avons montré une belle performance
puisque nous étions juste derrière. D'ailleurs
je pense que même si leur spi n'avait pas explosé,
ils auraient eu du mal à empanner parce que nous
étions une longueur dessous et nous aurions très
bien pu couvrir à ce moment là ".
Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule
arrière à bord d'Alinghi : " Les
courses se suivent et c'est vrai que nous nous rapprochons
du cinquième point. Nous devons en gagner deux.
Eux trois. Je pense que la régate de demain est
extrêmement importante ".
Simon
Daubney, régleur à bord d'Alinghi, sur le
niveau de cette 32e édition : " Très
élevé. Grant dit que leur équipe
fait des erreurs mais tout n'est pas parfait non plus
sur notre bateau. La pression est là. C'est une
compétition très serrée entre deux
équipes très similaires et deux bateaux
très proches en vitesse. La moindre petite erreur
peut coûter très cher et il ne vaut mieux
pas être le gars responsable de cette erreur. C'est
vraiment l'édition la plus disputée et la
plus difficile. Plus nous approchons de la fin, plus les
courses sont importantes et plus la pression augmente.
C'est là que ça commence à devenir
intéressant. Reste à savoir qui va l'emporter
".
Simon Daubney, régleur à bord d'Alinghi.
Surpris par la vitesse d'ETNZ ? : " Nous
ne nous attendions pas à les semer dans plus de
12 nœuds de vent. Nous savions que NZL 92 était
un bateau très polyvalent. Je ne suis pas déçu
parce que je m'attendais à une régate disputée
entre deux bateaux très rapides. Ces gars ont participé
à la Louis Vuitton Cup et je crois qu'ils ont beaucoup
appris de leurs quelques défaites face aux Espagnols
et qu'ils ont fait quelques changements. Nous ne sommes
pas surpris de voir leur bateau aussi proche en vitesse
".
Warwick
Fleury, régleur de grand voile à bord d'Alinghi
: " Une fois le plus, il y a eu du suspense
! Je suppose que les spectateurs ont apprécié.
Nous sommes contents de cette victoire, même si
nous aurions aimé gagner un peu plus facilement
".
Warwick Fleury, régleur de grand voile à
bord d'Alinghi: " Nous étions un peu
derrière au départ et nous avons assez bien
marché jusqu'à la layline tribord. Le vent
a pris un peu de gauche et leur a permis de rester devant.
Nous avons été contraints de les suivre.
Je pense néanmoins que nous allons un peu plus
vite qu'eux, mais bien sûr c'est très serré
".
Warwick Fleury, régleur de grand voile à
bord d'Alinghi, sur leur réaction lorsqu'ils ont
vu ETNZ perdre son spi: " Vous êtes
évidemment contents de pouvoir en profiter pour
les doubler, mais jamais, depuis le début de cette
compétition, une manche ne s'est jouée sur
un simple petit incident, donc il fallait continuer à
se battre. Nous sommes très heureux d'avoir de
nouveau un point d'avance. C'est la première fois
depuis la première manche. Nous avons hâte
d'y retourner demain et après-demain pour marquer
les deux derniers points ".
Grant
Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier
à bord de NZL 92 sur l’avarie de spi : "
Nous avons vu que le spi avait un accroc et décidé
de faire un « peeling » (hisser un nouveau
spi dans le premier). Jero (Lomas, le n°1) est parti
au bout du tangon mais le spi a explosé. A 10 secondes
près, nous aurions eu le temps de « peeler
». Nous en avons hissé un second mais nous
n’avons pas réussi à l'accrocher correctement.
A partir de là, ce fut le chaos à bord,
avec des morceaux de voiles partout. C’était
une erreur. Vous hissez des centaines de voiles et au
moment de cette manœuvre, vous la ratez. A partir
de là, c’était fichu. Je pense que
nous avons perdu deux spis aujourd’hui pour le reste
de la régate, celui qui a explosé et le
second que nous avons abîmé. "
Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et
soutier à bord de NZL 92. Combien de spis aviez-vous
embarqués ? : " Juste assez ! "(rires)
Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et
soutier à bord de NZL 92. Est-ce qu'il y a eu un
problème de communication : " Lorsque
le second spi était en drapeau et que nous n’avions
plus de voile pour nous porter, là oui, je pense
que la communication n’a pas été bonne
."
Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et
soutier à bord de NZL 92, sur le moral de l’équipe
après cette journée : " Alinghi
a eu le point et personne n’était heureux
chez nous ce soir en rentrant. Mais nous sommes une équipe
forte. C’est le type de situation où vous
pouvez en faire une force, tout dépend de votre
capacité à réagir, à grandir
et à vous rendre plus solide. Le bateau va bien,
Dean a réalisé un super départ. Nous
ne pouvons pas dire que nous ayons été malchanceux
mais plutôt que nous aurions du « peeler »
10 secondes plus tôt. Alinghi a le point. C’est
une série en cinq manches et nous regardons devant
."
Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et
soutier à bord de NZL 92. Quel était l’état
d’esprit de l’équipe avant cette première
confrontation avec SUI 100 dans ces conditions plus soutenues
? : " La seule course que nous ayons courue
dans des conditions proches est la première et
nous l’avons perdue. Si vous abordez ce genre de
régate en pensant que vous avez une faiblesse par
rapport à eux, vous partez déjà avec
un désavantage. Notre équipe est très
solide et nous prenons les courses, les unes après
les autres ".
Ray
Davies, stratège à bord d'Emirates Team
New Zealand, à propos du départ : "
Nous savions que les conditions seraient stables
et que les bateaux sont proches en performances. Dean
est arrivé assez agressif sur le départ.
Nous avons ensuite poussé Alinghi en dehors de
la layline tribord et nous avions une avance suffisante
pour pouvoir virer devant eux avant de monter vers la
bouée ".
Ray Davies, stratège à bord d'Emirates Team
New Zealand. Sur le choix d’un spi symétrique
sur le dernier portant, alors qu’Alinghi portait
un spi asymétrique : " Dans ces conditions,
vous pouvez exploiter mieux les vagues, et le vent soufflait
suffisamment fort. Du moins dans la première moitié
du bord. Je pense qu’ensuite, il fallait mieux avoir
un spi asymétrique car la brise a faibli
".
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