Réactions après le match 5 - Finale de la Coupe
Source : www.americascup.com - 29 juin 2007

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi : " Oui nous avons eu un peu de chance même si quand on déchire un spinnaker c'est que quelque chose ne s'est pas bien passé. Je ne pense pas qu'ils l'aient mis déjà déchiré dans le sac ce matin. C'est une régate qui s'est gagnée sur le pont avant. Les garçons ont bien manœuvré et ont fait très attention à ne pas se faire dépasser ".

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi, sur le moment où ETNZ a déchiré son spi : " C'est une situation spéciale. Il faut changer de vitesse et se concentrer pour ne pas les toucher parce qu'il y avait un spinnaker dans l'eau et un autre qui flottait en drapeau. Il faut faire très attention à ne pas commettre une erreur et capitaliser sur la leur. C'est ce que nous avons fait ".

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi : " La vitesse de NZL 92 ne nous a pas tellement surpris. Nous savons qu'il y a peu de différences. Nous sommes très contents de notre bateau. Nous pensions que la droite allait payer au départ mais il y a eu une bascule à gauche. Nous avons quand même résisté et presque réussi à les sortir mais le bord de bâbord n'était pas assez long pour le faire et sur le tribord, nous sommes restés six minutes à attendre sur la layline et je crois que nous avons montré une belle performance puisque nous étions juste derrière. D'ailleurs je pense que même si leur spi n'avait pas explosé, ils auraient eu du mal à empanner parce que nous étions une longueur dessous et nous aurions très bien pu couvrir à ce moment là ".

Ernesto Bertarelli, président du syndicat et cellule arrière à bord d'Alinghi : " Les courses se suivent et c'est vrai que nous nous rapprochons du cinquième point. Nous devons en gagner deux. Eux trois. Je pense que la régate de demain est extrêmement importante ".

Simon Daubney, régleur à bord d'Alinghi, sur le niveau de cette 32e édition : " Très élevé. Grant dit que leur équipe fait des erreurs mais tout n'est pas parfait non plus sur notre bateau. La pression est là. C'est une compétition très serrée entre deux équipes très similaires et deux bateaux très proches en vitesse. La moindre petite erreur peut coûter très cher et il ne vaut mieux pas être le gars responsable de cette erreur. C'est vraiment l'édition la plus disputée et la plus difficile. Plus nous approchons de la fin, plus les courses sont importantes et plus la pression augmente. C'est là que ça commence à devenir intéressant. Reste à savoir qui va l'emporter ".

Simon Daubney, régleur à bord d'Alinghi. Surpris par la vitesse d'ETNZ ? : " Nous ne nous attendions pas à les semer dans plus de 12 nœuds de vent. Nous savions que NZL 92 était un bateau très polyvalent. Je ne suis pas déçu parce que je m'attendais à une régate disputée entre deux bateaux très rapides. Ces gars ont participé à la Louis Vuitton Cup et je crois qu'ils ont beaucoup appris de leurs quelques défaites face aux Espagnols et qu'ils ont fait quelques changements. Nous ne sommes pas surpris de voir leur bateau aussi proche en vitesse ".

Warwick Fleury, régleur de grand voile à bord d'Alinghi : " Une fois le plus, il y a eu du suspense ! Je suppose que les spectateurs ont apprécié. Nous sommes contents de cette victoire, même si nous aurions aimé gagner un peu plus facilement ".

Warwick Fleury, régleur de grand voile à bord d'Alinghi: " Nous étions un peu derrière au départ et nous avons assez bien marché jusqu'à la layline tribord. Le vent a pris un peu de gauche et leur a permis de rester devant. Nous avons été contraints de les suivre. Je pense néanmoins que nous allons un peu plus vite qu'eux, mais bien sûr c'est très serré ".

Warwick Fleury, régleur de grand voile à bord d'Alinghi, sur leur réaction lorsqu'ils ont vu ETNZ perdre son spi: " Vous êtes évidemment contents de pouvoir en profiter pour les doubler, mais jamais, depuis le début de cette compétition, une manche ne s'est jouée sur un simple petit incident, donc il fallait continuer à se battre. Nous sommes très heureux d'avoir de nouveau un point d'avance. C'est la première fois depuis la première manche. Nous avons hâte d'y retourner demain et après-demain pour marquer les deux derniers points ".

Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier à bord de NZL 92 sur l’avarie de spi : " Nous avons vu que le spi avait un accroc et décidé de faire un « peeling » (hisser un nouveau spi dans le premier). Jero (Lomas, le n°1) est parti au bout du tangon mais le spi a explosé. A 10 secondes près, nous aurions eu le temps de « peeler ». Nous en avons hissé un second mais nous n’avons pas réussi à l'accrocher correctement. A partir de là, ce fut le chaos à bord, avec des morceaux de voiles partout. C’était une erreur. Vous hissez des centaines de voiles et au moment de cette manœuvre, vous la ratez. A partir de là, c’était fichu. Je pense que nous avons perdu deux spis aujourd’hui pour le reste de la régate, celui qui a explosé et le second que nous avons abîmé. "

Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier à bord de NZL 92. Combien de spis aviez-vous embarqués ? : " Juste assez ! "(rires)

Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier à bord de NZL 92. Est-ce qu'il y a eu un problème de communication : " Lorsque le second spi était en drapeau et que nous n’avions plus de voile pour nous porter, là oui, je pense que la communication n’a pas été bonne ."

Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier à bord de NZL 92, sur le moral de l’équipe après cette journée : " Alinghi a eu le point et personne n’était heureux chez nous ce soir en rentrant. Mais nous sommes une équipe forte. C’est le type de situation où vous pouvez en faire une force, tout dépend de votre capacité à réagir, à grandir et à vous rendre plus solide. Le bateau va bien, Dean a réalisé un super départ. Nous ne pouvons pas dire que nous ayons été malchanceux mais plutôt que nous aurions du « peeler » 10 secondes plus tôt. Alinghi a le point. C’est une série en cinq manches et nous regardons devant ."

Grant Dalton, directeur d'Emirates Team New Zealand et soutier à bord de NZL 92. Quel était l’état d’esprit de l’équipe avant cette première confrontation avec SUI 100 dans ces conditions plus soutenues ? : " La seule course que nous ayons courue dans des conditions proches est la première et nous l’avons perdue. Si vous abordez ce genre de régate en pensant que vous avez une faiblesse par rapport à eux, vous partez déjà avec un désavantage. Notre équipe est très solide et nous prenons les courses, les unes après les autres ".

Ray Davies, stratège à bord d'Emirates Team New Zealand, à propos du départ : " Nous savions que les conditions seraient stables et que les bateaux sont proches en performances. Dean est arrivé assez agressif sur le départ. Nous avons ensuite poussé Alinghi en dehors de la layline tribord et nous avions une avance suffisante pour pouvoir virer devant eux avant de monter vers la bouée ".

Ray Davies, stratège à bord d'Emirates Team New Zealand. Sur le choix d’un spi symétrique sur le dernier portant, alors qu’Alinghi portait un spi asymétrique : " Dans ces conditions, vous pouvez exploiter mieux les vagues, et le vent soufflait suffisamment fort. Du moins dans la première moitié du bord. Je pense qu’ensuite, il fallait mieux avoir un spi asymétrique car la brise a faibli ".
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