Réactions après le match 6 - Finale de la Coupe
Source : www.americascup.com - 30 juin 2007

Brad Butterworth, skipper et tacticien à bord d'Alinghi : " Ed a très bien réussi le départ. Nous voulions la droite et nous l'avons eue. Mais ensuite, nous avons du tenir sur un long bord d'au moins 10 minutes, ce qui n'est pas facile dans le petit temps. Nous nous sommes accrochés le plus longtemps possible, mais environ deux minutes avant la layline bâbord, nous ne pouvions plus rester dans cette position. Ils étaient devenus un peu trop puissants à mon goût donc nous avons viré. Et après cela, la gauche a payé jusqu'à la première marque ".

Brad Butterworth, skipper et tacticien à bord d'Alinghi : " Le bord de près était d'après nous assez équilibré mais nous pensions qu'il y aurait un peu plus de vent sur la droite. La différence d'angle entre ces bateaux peut être assez importante dans 7 à 8 nœuds de vent. Si vous avez 7,5 nœuds, vous pouvez naviguer 5 degrés plus haut que l'autre concurrent. C'est énorme. Un peu plus de pression dans ce genre de conditions de vent peut vraiment faire la différence et c'est ce qui s'est passé ".

Brad Butterworth, skipper et tacticien à bord d'Alinghi, sur la part de chance : " Je pense qu'il y a toujours une part de chance. Vous n'êtes jamais vraiment sûrs du vent, à moins d'avoir une boule de cristal ou accès aux informations des bouées météo. La porte sous le vent ne vous laisse pas toujours le choix. En ce qui nous concerne, nous voulions aller du côté opposé donc nous étions contents de prendre la bouée de droite. Ce sont des conditions de navigation délicates et il peut y avoir d'importants changements dans la course à cause d'une bascule ou de la force du ven t ".

Juan Vila, navigateur à bord d'Alinghi: " Je ne crois pas que nous devons changer de stratégie. Nous sommes à un point de la victoire. Ce serait sans doute une erreur de naviguer différemment de ce que nous avons fait jusque maintenant. Nous allons nous préparer de la même façon pour la course et aborder cette manche comme une autre ".

Dean Barker, skipper et barreur d'Emirates Team New Zealand : " Aujourd’hui encore, ce fut une journée difficile. Ils ont fait du très bon travail au départ. Cela nous a pris du temps pour reprendre l’avantage mais, à partir de là, nous avons fait une belle course. De mon point de vue, c'est difficile d'essayer de comprendre des conditions aussi complexes. L’équipage d’Alinghi l’a fait un peu mieux que nous au bon moment. La porte sous le vent est parfois très avantageuse pour le bateau qui est derrière. Mais que vous soyez devant ou derrière vous devez faire de votre mieux pour trouver ce qui vous donnera la meilleure ouverture. En fait, à une ou deux minutes de la layline, la tendance s'est complètement inversée ".

Dean Barker, skipper et barreur d'Emirates Team New Zealand, à propos du passage de la porte sous le vent : " Est-ce que nous avions d’autres solutions ? Je pense que nous aurions pu prendre l’autre porte et faire la même chose, mais nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait et nous étions encore en position de force. Depuis un moment, tout allait bien pour nous, et nous étions partis pour garder le contrôle du match. Mais un peu plus de pression avec une bonne bascule dans ce type de conditions permet d’avoir un meilleur angle et fait une grande différence. Evidemment, si cela était à refaire, nous ferions différemment ."

Dean Barker, skipper et barreur d'Emirates Team New Zealand, sur la positivité de l’équipe : " Nous sommes aussi positifs que nous pouvons. Ce ne sont pas des défaites faciles. Sur 3 des 6 manches, nous enroulons la première bouée en tête et nous sommes à 4-2. Ils ont donc fait du meilleur travail au regard des pourcentages. Je sais que nous sommes une équipe dangereuse. J’ai une totale confiance en l’équipage et en tout le team. Cela n’a pas été suffisant aujourd’hui mais dès qu’il y aura la moindre chance à saisir, nous serons là. Nous allons naviguer exactement de la même manière. Nous naviguons bien mais les moments clefs nous ont échappés. Je crois à 100% en notre capacité à revenir et à faire une bonne course demain. "

Dean Barker, skipper et barreur de Emirates Team New Zealand, à propos du dernier empannage avant l’arrivée : " La brise faiblissait. Dans ce genre de conditions, lorsque le bateau devant vous empanne, vous faites un gain, le temps qu’il reconstruise sa vitesse. Le problème est que si vous arrivez dessous, il vous dévente et que si vous êtes au-dessus, vous risquez d’être du mauvais côté par rapport à la ligne d’arrivée. Vous avez donc peu d’options. Nous avons décidé d’empanner et ils ont réussi à creuser l’écart et à avoir un bel avantage sur la ligne. "

Dean Barker, skipper et barreur d'Emirates Team New Zealand, à propos du changement de régleur de voile d’avant aujourd’hui à bord de NZL 92 : " Grant (Loretz) a un problème de dos. Il est allé à l’hôpital hier. Je n’ai aucun doute sur son rétablissement. Rod (Salthouse) a fait un travail remarquable aujourd’hui. Comme si rien n’avait changé. Nous nous sommes préparés à embarquer des remplaçants aussi performants et c’est très agréable d’avoir la même efficacité lorsque cela arrive. "

Adam Beashel, chariot et stratège à bord d'Emirates Team New Zealand, à propos des meilleurs empannages - par l’intérieur - à bord de NZL 92 : " Nous avons développé cela ces trois dernières années et nous sommes contents d’empanner à l’intérieur dans ces forces de vent. Heureusement, nous avons continué avec ce type d’empannages un peu plus haut qu’eux, et cela donnait de meilleures manœuvres. Si les conditions avaient continué à faiblir, cela aurait pu devenir encore plus intéressant. ".
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