Le Baron Bich et la Coupe de l'America
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Les français
et la coupe

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Anecdotes :

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> Un Catamaran contre un monocoque géant.

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Histoire des bateaux

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Personnages de l'America's Cup

Le Baron BICH

Marcel Bich et la Coupe

En vérité, Marcel Bich n'est pas un marin d'origine mais plutôt un montagnard. Il découvrit tardivement la navigation et se lança dans la Coupe de l'America par pur esprit de défi. Son rêve était de faire la nique aux américains.
Mais comme le dit l'adage : "L'appetit vient en mangeant". Ainsi le Baron va devenir, au fil du temps, un authentique passionné et il ne ménagera plus son énergie et sa fortune pour faire gagner ses voiliers.
Sa motivation sera telle qu'il n'hésitera pas à faire un lobbying acharné auprès des américains pour que ces derniers modifient les régles et lui permettent d'avoir sa chance dans un duel entre challengers contre les australiens.
L'homme était décrit comme un impulsif à l'image de sa colère contre le Comité de Course, en 1970, quand son bateau a du régater dans le brouillard. Il aimait aussi l'action et prenait souvent la barre de ses navires même s'il laissait la place à des marins confirmés, lors des régates importantes.
A l'image des tycoons d'antan, le Baron savait merveilleusement cultiver son image. Toujours impeccable, il portait souvent ses casquettes de marins et ses blazers de soie blanche. Il n'hésitait pas à donner des fêtes dans ses demeures et exhiber ses collections de bateaux anciens et voitures anglaises.

On lui doit beaucoup car il fut le premier à lancer la France (jusque-là absente) dans cette compétition. L'histoire retiendra surtout que c'est lui qui lança l'idée d'une compétition entre challengers. En ça, la Coupe Louis Vuitton est son bébé.

Tout débute le 29 juillet 1914 à 12h30 naissance de Marcello, Luigi, Michèle, Antonio, Bich à Turin (en Italie) .
Originaire du Val d'Aoste, il vient en France à l’âge de dix ans aux abords de Paris où son père va tenter de monter une grande entreprise, sans succès. Il va tout perdre et mourra d’un cancer. Marcel doit interrompre ses études et commence à travailler comme responsable de production chez un fabricant d’encre français pour subvenir aux besoins de sa famille. Marcel note ce qui va et ce qui ne va pas et apprend comment gérer une entreprise.

En 1945, Marcel BICH, sortant de la guerre à juste trente ans, et il est bien décidé à créer sa propre entreprise. Il était fatigé de faire fructifier les affaires des autres. Alors, avec son collègue Edouard BUFFARD, ils achètent une usine dans la banlieue de Paris. Il commence à y fabriquer des pièces détachées de stylos-plumes et de porte-mines.

Alors que son activité se développe, le concept du stylo à bille commence à émerger en Europe et aux Etats-Unis, et Marcel BICH entrevoit immédiatement l’énorme potentiel de ce nouvel instrument d’écriture. Après avoir obtenu les brevets du stylo-bille du hongrois Ladislas Biro, Marcel BICH lance en décembre 1950 son propre stylo-bille, pratique et d’un prix abordable, auquel il donne le nom de " BIC ", version raccourcie et facilement mémorisable de son propre nom. C’était la ruine ou la réussite ? Bich a révolutionné les habitudes d’écriture de milliers de personnes.
Une grande campagne publicitaire devenue célèbre, appuie le lancement et, les ventes dépassent ses propres attentes.
La société commence alors à diversifier sa gamme et à pénétrer sur des marchés étrangers en créant des filiales, en prenant le contrôle d’entreprises étrangères, ou en confiant la distribution des produits à des agents locaux.

En 1971, la Société BIC prend le contrôle de la Société FLAMINAIRE, fabricant français de briquets, et, en 1973, lance le premier briquet BIC à flamme réglable. La qualité de sa flamme, de son allumage et sa forme spécialement conçue pour une bonne prise en main lui assurent rapidement un succès croissant.

Les années qui suivirent furent marquées par la concrétisation de la philosophie de Marcel Bich : offrir aux consommateurs la meilleure qualité au meilleur prix. Elle est appliquée aux produits qui vont diversifier l’activité: le premier briquet BIC est lancé en 1973, puis le premier rasoir BIC en 1975.

En 1973, à l’occasion de l’entrée de BIC en bourse, Marcel Bich écrit dans une lettre aux actionnaires que sa conduite n’est pas "le fruit d’une formation reçue dans une business-school américaine ou française, elle est la résultante de la dure école des affaires où je suis rentré à 18 ans par la petite porte ". C’est grâce aux innovations techniques, à la qualité sans cesse améliorée, à la prise de risques calculés et à un marketing agressif sur des produits de grande consommation que BIC a remporté un tel succès.

Marcel Bich fut un compétiteur hors pair non seulement dans les affaires mais aussi dans le monde du sport. Il prit part à la prestigieuse course qualificative à l’America’s Cup et y défendit les couleurs de la France en 1970, 1974, 1977 et 1980.

Aujourd'hui, BIC est le premier fabricant mondial de stylos-bille et un des leaders mondiaux aux ses trois marchés principaux: plus de 21 millions d'instruments d'écriture, 4 millions de briquets et 9.5 millions de rasoirs sont choisis chaque jour par les consommateurs du monde entier.

Le baron Marcel Bich est décédé en 1994 à l’âge de soixante-dix-neuf ans.


Rubrique de GREG - Jan 2007
 
 
 
 
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